Côté Liturgie :

Les lectures de l'abbé Schaff

Présentation des lectures liturgiques

L'abbé Aloyse Schaff est une figure bien connue dans la région. Il porte le béret à la façon Abbé Pierre et c'est avec son charisme qu'il a enseigné la physique-chimie, puis pris la direction du Lycée Collège Saint Augustin de Bitche. L'Abbé nous propose ici une approche et un approfondissement spirituel des lectures des dimanches tout au long de l'année liturgique.

 

SOMMAIRE

15ème dimanche 

Temps ordinaire

Année A

"Le semeur sortit pour semer"

(Mt 13, 1-9))

14ème dimanche 

Temps ordinaire

Année A

"Venez à moi vous tous qui peinez" (Mt11)

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Présentation des lectures du 15ème dimanche du Temps ordinaire

Année A

En cet été, la création est au centre des lectures pour signifier de manière imagée le chemin de la Parole de Dieu chez les hommes.

PREMIÈRE LECTURE : Is. 55, 10-11

Dans ce passage très court, le prophète Isaïe, par des images très réalistes empruntées au cycle de l’eau, certifie que la Parole de Dieu est toujours efficace.

DEUXIÈME LECTURE : Rom 8, 18-23

Pour Paul, la création actuelle souffre des conséquences du péché de l’homme dès ses origines. Mais elle participera elle aussi, comme les enfants de Dieu, à la gloire du Christ ressuscité. Autrement dit la création entière ne sera pas détruite mais transformée.

ÉVANGILE : Mt 13, 1-23

La parabole du semeur. Jésus prend ici une image très parlante pour ses auditeurs pour dire le devenir de la Parole de Dieu dans le monde des hommes. Le message essentiel de la parabole se lit à la fin de la lecture brève : quoiqu’il en soit, la semence donnera du fruit. La suite n’est plus parabole mais interprétation à but catéchétique.

A. Schaff

15ème dimanche A (le semeur)                                              Breidenbach   Rolbing 2020

           

  1. Il est loin le temps où l’on pouvait voir le semeur, parcourant son champ en des allers et retours régulièrement espacés, lançant le grain qu’il porte dans ce sac placé en bandoulière devant lui. Marchant d’un pas égal, il a comme premier souci de répéter la même largeur de geste, le même contrôle de sa main pour que la semence de blé ou d’avoine couvre régulièrement le sol tout nouvellement préparé. Et notre semeur prenait bien garde de ne pas envoyer trop de grain dans les ronces ou sur les chemins pierreux. Image perdue pour nos jours mais familière à ces foules des campagnes de Galilée. Il faut admirer la pédagogie de Jésus qui utilise les observations les plus courantes des hommes de la terre pour dire quelque chose de nouveau, quelque chose d’en haut, quelque chose du royaume de Dieu.

 

  1. Les disciples ont vite compris que le semeur, celui qui « sortit ce jour-là pour semer », c'était lui, Jésus. Il le leur avait dit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme » (Mt 13,38). Alors que les sages d'Israël, les docteurs de la Loi, faisaient école et qu'il fallait aller vers eux, Jésus « sortit ». Le mot est important. Il dit sa mission. On le verra et on l’entendra sur collines de Galilée comme dans les parvis du Temple, sur les places publiques comme à l’intérieur des synagogues, en terre d’Israël comme terre étrangère, en Samarie et dans les pays de Tyr, de Sidon et au-delà du Jourdain. Pour rencontrer et s’adresser à tous, sans distinction de nationalité, de classe, de fortune, de pratique religieuse. Le semeur se fait berger pour conduire ceux qui ne trouvent plus de guide, pour aller chercher la brebis égarée, perdue. Le semeur se fait médecin pour guérir les corps et les âmes de ceux qu’on tient à l’écart.

 

  1. Les disciples comprirent bien vite qu’il fut aussi le grain semé. La Parole de Dieu proclamée, c’est lui. La Bonne Nouvelle du Royaume, qui vient, qui est proche, qui est là, c’est lui. La lumière mise sur le chandelier pour éclairer toute la maison, c’est lui. La miséricorde de Dieu en action, c’est lui. Le pardon dispensé à la pécheresse, c’est encore lui. La vigne qui fait porter du fruit au sarment, c’est lui. La source d’eau vive qui étanche toute soif, le pain qui rassasie c’est toujours lui. C’est enfin lui encore lui, ce grain tombé en terre, pour y être enfoui, y mourir et ressusciter. Malgré les échecs, la semence donnera l'épi porteur de grains multipliés au centuple. La parabole est un message d'espérance.

 

  1. Ainsi donc ces gens assis ce jour-là au bord du lac de Galilée eurent devant eux et la Parole de Dieu et le Semeur de cette Parole. La parole identifiée à celui qui la prononce, le message en même temps que son messager. « Et le Verbe fut chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14) écrira l’évangéliste Jean. Il ne s’agit donc plus seulement d’écouter une parole, d’entendre un enseignement, de croire en une doctrine ; il faut devenir terre accueillante, de faire habiter chez soi, au plus profond de soi, le messager et la parole qui vient d’en haut : « Qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé ». Tel est le désir profond de Jésus, son invitation pressante : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Ap. 3,20). C’est ce que firent les disciples d’Emmaüs et ils en furent retournés.

 

  1. Le temps du déconfinement est arrivé. Ne nous confinons pas spirituellement. Chaque célébration eucharistique nous donne de reprendre conscience de cela, de vivre cela. « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous » (Jn 15,4). Découvrir que le Christ est au plus profond de moi, qu’il m’y attend pour que je converse avec lui, pour que je me laisse conduire par lui, inspirer par lui est une grâce qu’il faut demander chaque jour. Un Père de l’Eglise du IV siècle appelé Chrysostome qui signifie « bouche d’or » n’a pas hésité à écrire : « Ne nous attachons pas seulement au Christ, accolons-nous à lui ; le moindre intervalle nous ferait mourir. … Accolons-nous donc à lui et accolons-nous par les œuvres. » Pour pouvoir dire avec Bernard de Clairvaux « Jésus est miel à la bouche, cantique à l'oreille, joie dans le cœur, ….lui qui a découvert le secret de son corps à travers les ouvertures de son corps ». En reconnaissant humblement que nous pouvons être cette terre qui ne se laisse pas attendrir, ce chemin qui se laisse piétiner, ces broussailles que les ronces envahissent.

 

Seigneur, ne t’arrête pas de semer en moi

Ces semences de miséricorde, de pardon

De patience, d’écoute et de compassion

Qui me donneront de ressembler à toi.

 

Ta parole, je l’ai si souvent entendue,

Et, à vrai dire, si souvent bien mal vécue,

Trop occupé par tous mes engagements,

Trop loin de partager tous tes sentiments.

 

Réveille-moi si je m’endors dans le confort,

Soutiens-moi si je me décourage devant l’effort

Pour m’aider à mieux marcher dans tes pas

Et semer les grains que font germer la foi.

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Présentation des lectures du 14ème dimanche du Temps ordinaire

Année A

Tous les textes disent la joie apportée par Dieu aux hommes qui l'accueillent comme des enfants accueillent leur Père : dans la confiance et la simplicité du coeur.

PREMIÈRE LECTURE : Zach. 9, 9-10

Le prophète Zacharie (vers 520 av. JC) annonce à Jérusalem la venue d’un « Messie humble », porteur de paix. « Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! ». On s’en souviendra lors de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.

DEUXIÈME LECTURE : Rom 8, 9-13

Lorsque Paul utilise le mot « chair », il ne s’agit pas du « corps charnel » mais du siège des passions, du péché, de la force du mal, ennemie de Dieu, hostile à l’Esprit, voué à la corruption, à la mort. Mais l’homme sera libéré de cet esclavage de la chair par le Christ lorsqu’il le transformera en homme céleste, incorruptible dans son corps.

ÉVANGILE : Mt 11, 25-30

Merveilleuse prière que celle que Jésus prononce devant ses disciples. Elle nous fait part des conditions dans lesquelles nous pouvons reconnaître la présence de Dieu en nous : simplicité et humilité du coeur. Ceux qui peinent sont les mieux placés pour reconnaître la « bienfaisance » de Dieu prodiguée par Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et moi, je vous procurerai le repos ».

A. Schaff

 
 

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