Édito du mois de janvier 2022
Confiance et Espérance

Ce 2 janvier nous sommes toujours dans l'esprit de Noël en fêtant l'Epiphanie du Seigneur. Nous sommes aussi le premier dimanche de l'année civile 2022. Période où l'on se souhaite une bonne année dans une période si compliquée.

En effet, les voeux de ces deux dernières années ont quelque chose de bien différent des autres années. Après "deux" Noël pas comme les autres, nous entrons dans une nouvelle année par comme les autres. 

Nous sommes toujours en pleine pandémie (la cinquième vague laissant entrevoir une sixième), avec tant d'incertitudes, de craintes et de lassitude peut-être. Tout le contraire des beaux souhaits de nouvel-an : santé, réussite et prospérité.

Mais voilà, nous sommes déboussolés et nous naviguons à vue. Notre foi nous a pourtant appris le contraire. Et si cette situation nous ramenait à son essentiel si bien traduit par les célébrations de Noël et de l'Epiphanie, avec la naissance et la promesse de Jésus-Christ.

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Il est là, frêle enfant dans une mangeoire ; fort de sa présence quand menace la tempête ; debout sur la croix pour s'offrir au monde, nu comme il est venu. Lui le présent de Dieu reçoit à travers les mages les présents des hommes : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 

Ces cadeaux dont parle l'évangile (Matthieu 2, 1-12) ont une signification symbolique.

L'or célébrait la puissance et la royauté. L'encens était offert aux dieux et signifie la divinité. La myrrhe, une résine odorante, annonçait la souffrance rédemptrice. A cause de ces présents symboliques, la tradition a fixé le nombre des mages à trois. Elle leur a même donné des noms qui apparaissent pour la première fois au VIe siècle. Puis, à partir du XIIe siècle, la tradition les a fixé aux trois âges de la vie. Melchior est alors présenté avec une longue barbe, il est le plus âgé des trois, il offre l'or. Gaspar est le plus jeune et il offre l'encens. Balthasar est barbu sans être âgé, il offre la myrrhe. 

Puis, au XVe siècle, on les a fait venir des trois continents alors connus : l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Puis au XVIe siècle, pour marquer l'universalité des Nations, on leur a attribué une couleur de peau distincte pour chacun : blanche, noire et jaune. 

Ces traditions veulent simplement signifier l'universalité du Salut en Jésus-Christ dès sa naissance. 

Alors avec Jésus notre Sauveur et notre Lumière pour tout le monde et pour l'éternité, que Dieu vous bénisse et vous garde !

Confiance et Espérance ! 

Bonne année à tous et à chacun !

Abbé Eric Schneider

Curé Archiprêtre